Cette section fait état de toutes les preuves documentaires trouvées et inventoriées au cours de mes recherches concernant notre ancêtre Raymond Bourdages, sa famille, et les personnages qui ont marqués sa vie.
Raymond Bourdages
- Acte de naissance/baptême…

2. Acte de mariage– Raymond Bourdages et Esther LeBlanc

3. Attestation du mariage par l’évêché de Québec- 28 juillet 1775…

Cette attestation apparaît à l’endos de l’acte de mariage de Raymond Bourdages et d’Esther LeBlanc.
4. Acte de décès…

5. Acte de Don mutuel devant notaire Sanguinet– le 17 octobre 1760


Transcription ci-bas trouvée dans le livre de Pierre Bourdages intitulé « Racines Vivantes », pages 33-34.
Pardeavant les notaires royaux à Quebec y résidents soussignés furent présents Sieur Raymond Bourdage Me-chirurgien etDame Esther LeBlanc, son épouse qu’il autorise pour l’effet et la validité des présentes, demeurants à présent à la paroisse de l’Ancienne-Lorette, étant venus exprès en cette ville pourfaire passer ces dites présentes, lesquelles ayant à présent deux enfants issus de leur mariage, qui sont toujours fort faibles et infirmes, craignant que pendant le voyage que le d Sr. Bourdage est sur le point de faire en Europe en la vieille et ancienne France, Dieu ne disposa de leurs dits enfants, et attendu qu’ils n’ont pas de contrat de mariage que de simples conventions matrimoniales reçues par le Révérend père Germain, Jésuite, missionnaire des Sauvages Malicites de la rivière Saint-Jean à l’Acadie, qui se trouvent présentement perdues, et pour s’assurer tant l’un que l’autre les moyens de vivre commodément en cas de mort de leurs dits enfants, ce en considération de l’amitié qu’ils se portent, voulant procurer les moyens au survivant d’eux de vivre avec les biens qu’il a plu à Dieu de leur départir, se sont par les présentes, volontairement fait don mutuel et réciproque, l’un à l’autre, de tous les biens meubles conquis et immeubles généralement quelconques, qui appartiendront au premier mourant d’eux au jour de son décès, en quelques lieux qu’ils soient et se trouvent sciz et situés, pour en jouir par le survivant en usufruit pendant sa vie, conformément à la coutume de Paris, nonobstant toutes autres coutumes ou dispositions contraires auxquelles ils ont dérogé et renoncé, pour cet effet, pourvu toute fois qu’à jour du décès du premier mourant des Sieur et Dame Bourdage il n’y ait aucun enfant vivant ou à naître de leur mariage ; ce pour faire jusinuco (enregistrer) ces présentes au Greffe de la Cour de Justice Royale française établie quant à présent à la paroisse de Charlesbourg ce par tous ailleurs où besoin sera. Les parties ont constitué leur procureur général et spécial le porteur des présentes auquel ils en donnent pouvoir de ce faire et d’en requérir acte. Promettant et obligeant, renonçant, et fait & passé à Québec, étude de Sanguinet, l’un des notaires soussignés l’an mil sept-cent soixante, le dix-sept octobre après midi en présence des d Sieur et Dame Bourdage, signé avec nous, à la minute des présentes, demeurée en la garde et possession du d Sanguinet, l’un des notaires juges et soussigné. Lecture faite, signée à la minute. Bourdage et Esther LeBlanc Bourdage : Lanoullier Notaire et Sanguinet du notaire
soussigné. Signé: Sanguinet
6. Procuration de Raymond Bourdages en faveur de Pierre Bourdages, curé d’Estancarbon- 27 septembre 1764



Transcription ci-bas demandée et faite par les Archives nationales du Québec avec certaines modifications de ma part pour faciliter la compréhension du lecteur..
| 27 septembre 1764. Procuration de sieur Remond Bordage, En blanc +1 arrivant à Soixante-sept mille trois cent livres Nulle +2 | / Minute, expédition, livré Par devant le notaire royal en la ville et gouvernement de Québec, y résidant, soussigné et témoins ci-après nommés, fut présent le sieur Remond Bordage, négociant à Québec, lequel a fait et constitué pour son procureur général et spécial, le sieur auquel il donne pouvoir de recevoir et attirer des mains de monsieur Pierre Bordage, prêtre et curé de la paroisse d’Estancarbon, diocèse de Comminges, les ordonnances du Canada, qui lui ont été remises, appartenant au sieur Jacques Cristophe Babuty, conformément au bordereau dudit sieur constituant, signé de lui, +1 et si ledit sieur Pierre Bordage prêtre, les a remises aux sieurs Paillet et Mignardi négociants à La Rochelle, ledit sieur constituant donne pouvoir audit sieur procureur constitué de retirer de leurs mains lesdites ordonnances ainsi que les lettres de changes du trésor de Québec, qui leur ont été remises par ledit sieur constituant, suivant le bordereau. Savoir, deux lettres de change tirées à l’ordre de Bengamin LeBlanc en 1759, de la somme de Nos exécuté payables en Voyer Bourdage destrem Moreau notaire royal Nous Jacques Murray gouverneur général de la province de Québec et vice-amiral etc. Certifions à tous qu’il appartiendra, que monsieur Moreau qui a passé et signé la procuration ci-dessus et des autres parts transcrites, est notaire royal de la ville et gouvernement de Québec, et que foi doit être ajouté aux actes qu’il passe en cette dite qualité. En témoignage de quoi, nous avons signé et fait contre signer, par l’un de nos secrétaires, ces présentes, et à icelles fait apposer le cachet de nos armes. Fait à Québec le vingt-huit septembre mil sept cent soixante-quatre /./lsh-2023 |
5. Testament de Raymond Bourdages- 17 juillet 1787
Transcription ci-bas trouvée dans le livre de Pierre Bourdages intitulé « Racines Vivantes », pages 42-44, avec certaines modifications de ma part pour faciliter la compréhension du lecteur..
Bonaventure
L’An mille sept cent quatre vingt sept le treize juillet je soussigné prêtre et Grand Vicaire de la Bay des Chaleurs déclare qu’ayant été appelé par le nommé Raymond Bourdage qui se voyant en danger d’être peut être en peu de temps rappelé de ce monde et voulant comme un père chrétien mettre ordre aux affaires de sa maison selon la justice et l’équité n’ayant plus à cœur que de laisser l’union et la paix dans la famille le susdit de sa propre volonté et d’un parfait consentement et avec une pleine connaissance a déclaré pour ses dernières volontés en ma présence et des témoins soussignés (supposé que Dieu l’appelle à lui) ce qui suit savoir –
Je donne à mon fils Jean Marie Bourdage la terre de trois arpents qu’il occupe à présent comme une portion de son patrimoine.
Je donne à mon fils Benjamin Bourdage (comme aussi portion de son patrimoine) la terre de trois arpents où il est situé à condition qu’il laisse entre sa terre et celle de son frère Jean Marie un terrain suffisant pour les moulins ce qu’il fera conformément à la volonté de mon Épouse qui règlera avec la famille le terrain nécessaire aux dits moulins.
Je donne à mon fils Louis Bourdage une terre de trois arpents ensuite de celle de son frère Benjamin (comme de son patrimoine).
À l’égard de mes deux petits garçons Frédéric et Antoine je veux qu’ils aient comme de bien patrimoine chacun une terre de trois arpents ensuite de celle de leur frère Louis. Je veux aussi et je donne pouvoir à mes deux petits garçons Frédéric et Antoine le pouvoir de reprendre et d’échanger après la mort de mon Epouse les terres que leurs aye donné cy dessus pour celle qui se trouve avec tous les bâtiments dessus construits, entre Charles Poirier dit commy et Jean Marie Bourdage sans que mes autres enfants ne puissent rien exiger d’eux pour la différence de l’échange des terres.
Quand à Charlotte ma fille je veux qu’elle se contente de ce qu’elle a jusqu’ici reçu de mon Epouse, auquel tous en rapportant ce qu’elle a eût elle partagera également avec les autres frères et sœurs conformément à son contrat de mariage. J’oblige mon Epouse et tous mes garçons et Charlotte de fournir à Esther, Javot, Toinet mes filles un dot Équivalent à ce que je donne à mes autres enfants.
Je veux aussi que mes filles Javot, Esther et toinette restent et demeurent avec leur mère qui en prendra soin jusqu’à leur établissement. Pour ce qui est de ma terre qui se trouve entre Charles poirier dit commy et Jean Marie mon fils, des moulins et autres biens, meubles, et immeubles je veux expressément que mon Epouse aye la jouissance de cette terre, des dits moulins, et autres biens, meubles et immeubles jusqu’à son décès auquel temps toute la famille partagera également ce qui se trouve.
Je veux et oblige mon Epouse d’avoir un soin particulier de nos deux petits enfants Frédéric et Antoine. Je veux qu’elle les élève chrétiennement et qu’elle les fasse instruire selon son moyen. Je donne par le présent écrit à Esther LeBlanc mon Epouse le pouvoir de faire et de régler toutes les affaires de la famille et les affaires étrangères selon qu’elle le trouvera le plus convenable afin que l’équité soit rendue dans le partage entre tous mes enfants. Je les oblige à rendre compte de tout ce que je leur ay donné pour leur établissement.
Nous tous soussignés enfants de Raimond Bourdage et d’Esther LeBlanc consentons avec plaisir à ces dernières volontés de notre père.
Nous promettons sincèrement après que ces dernières volontés de notre père seront exécutées de ne jamais exiger rien de notre mère aucun compte des droits de notre père ni de lui causer aucun trouble à moins quelle ne contracte un second mariage dans lequel cas elle sera obligé de nous rendre compte telles sont les dernières volontés que le Sieur Raimond Bourdage a déclaré en ma présence qu’il a bien voulu signer en parfaite connaissance après les lui avoir lu et relu le tout fait d’un bon accord avec la famille et ce en présence des témoins soussignés.
Ant. Girouard témoin Raymond Bourdage E Bourdage
Marque X: Marie Genevieve Bourdage épouse de Nicolas Arseneaux. Je soussigné certifie que la famille Marie Genevieve Bourdage a fait elle même devant moi la marque ordinaire d’une croix- Joseph Mth Bourg
Jean Marie Bourdage Benjamin Bourdage Esther Bourdage
Par devant moi soussigné faute de notaire- Jos Mth Bourg G. Vicaire
Esther Leblanc, épouse de Raymond Bourdages
- Acte de naissance/baptême…

2. Minute notariale- Jean-Antoine Panet du 5 septembre 1778





3. Acte de décès…

4. Testament…
Certificats du Canada et billets de l’Acadie, 1750-1760
On nomme billets d’Acadie les documents écrits par des personnes en autorité indiquant une valeur qu’on devra verser à une personne pour un service rendu ou un bien fournis. Ces billets ont valeur légal comme un billet de banque aujourd’hui. Pour une meilleur description lire le document des Archives nationales sur les billets.
Aux Archives nationales de France (AN), on trouve une source inédite touchant le Canada et l’Acadie dans les dix dernières années de la Nouvelle-France. Elle permet de retracer les achats de biens et services faits par l’État, surtout dans les régions excentrées de l’Acadie et des Grands Lacs. Les faits et gestes quotidiens de milliers de personnes sont ainsi consignés sur des certificats attestant des transactions effectuées. Dans des endroits où peu d’archives ont été conservées, ces éléments de la micro histoire prennent une valeur exceptionnelle.
En particulier, en faisant une recherche dans cette base de données, j’ai trouvé 3 billets concernant notre ancêtre Raymond Bourdages. En 1758, ces billets d’Acadie retrouvés dans les fonds des Archives nationales de France établissent la présence active de celui-ci dans les territoires de résistance acadienne. Les voici:
10 janvier 1758 — Rivière Saint-Jean
Raymond fournit 12 peignes de corne, contre un paiement en billets d’Acadie. Cela indique sa présence sur place et une activité commerciale ou logistique organisée.https://www2.banq.qc.ca/documents/archives/genealogie/bases_de_donnees/certificats_du_canada_billets_acadie/Bordereau_233.pdf (Page 326)
1er mars 1758 — Rivière Saint-Jean
Raymond livre une chaudière de cuivre destinée aux alliés autochtones. Les chaudières étaient des objets de valeur, souvent offerts en cadeaux diplomatiques dans les alliances franco-autochtone.https://www2.banq.qc.ca/documents/archives/genealogie/bases_de_donnees/certificats_du_canada_billets_acadie/Bordereau_71.pdf (Page 364)
10 octobre 1758 — Miramichi
Après la destruction des postes du Saint-Jean par les Britanniques à l’été 1758, les troupes françaises et les réfugiés se replient vers Miramichi. Raymond fournit alors 440 aunes de tissu de Mazamet et 41 couvertures de « quatre points » pour une somme considérable de 10 700 livres.https://www2.banq.qc.ca/documents/archives/genealogie/bases_de_donnees/certificats_du_canada_billets_acadie/Bordereau_150.pdf (Pages 598-599).